PORTO
VELHO, LA CAPITALE DU RONDÔNIA
Pendant
des siècles, la petite ville construite au lieu-dit de Porto
Velho des Militaires, somnolait sur la rive droite de la Madeira.
D'autant plus que le Accueil bourg de l'endroit, Santo Antonio
da Cachoeira, 6 km en amont, faisait déjà figure
de capitale. Deux rivières, deux noms ont marqué le
début de l'occupation et la colonisation de ces terres: Madeira
et Mamoré.
Le
chemin-de-fer de la gloire
Entre
Santo Antonio da Cachoeira et Guajará-Mirim
la rivière Madeira n'est pas navigable. D'où
le projet de construction d'un chemin-de-fer le long de celle-ci,
entre ces deux villes, pour permettre aux produits boliviens et
des environs d'être écoulés vers les ports de
l'Atlantique. Car, après Santo Antonio da Cachoeira
la Madeira est navigable ce qui permettrait de relier le
plus grand affluent de l'Amazone à celui-ci, et il
serait désormais possible de descendre l'Amazone et
relier les deux bassins.
Porto
Velho, à l'ombre du Rio Madeira
Un
aspect d'une certaine nostalgie se reflète dans l'ambiance
de la capitale du Rondônia. Au bord de la rivière,
l'ancienne Gare, devenue musée, nous remet à
ce temps d'essor et de peuplement. Les anciens chantiers pour la
construction du chemin-de-fer, le château d'eau, d'ailleurs
le symbole de la capitale, tout fait penser à ces années
de conquête. C'est pour cette raison que nous vous proposons
de commencer la découverte du Rondônia, par
sa capitale, Porto Velho.
La
Gare du Chemin-de-fer
Nous
l'avons vu, la capitale de l'Etat de Rondônia tournait
autour de la Gare du Chemin-de-fer Madeira-Mamoré
et du port de Porto Velho. Les ateliers pour la construction
du chemin-de-fer ont vite poussé et y ont attiré des
travailleurs venus de plusieurs parties du monde. Tout, à
cette époque, venait de la rivière... après
des journées, voire des semaines de voyage. Puis, il y avait
la vieille route qui reliait Porto Velho à la région
centrale du pays. Tout cela, c'est du passé. De nos jours,
il est tout à fait possible d'y arriver en avion, car la
ville est dotée d'un bon aéroport, celui de Belmont,
à moins de 10 km du centre.
Une
visite obligée
De
ce fait, la visite du Musée du Chemin-de-fer est la
première visite obligée de notre parcours. Viennent
ensuite les promenades en bateau sur la Madeira et les dîners
sur des restaurants flottants sur la Madeira, les couchers
du soleil aux chants des oiseaux de la forêt. L'importance
de la rivière, comme on peut constater, est vitale pour Porto
Velho.
La
voie ferrée de la vie
De
nos jours, des 350 km de la voie ferrée, seuls une trentaine
sont encore en utilisation - pour des fins touristiques - par une
vieille locomotive des années 50, qui relie Porto Velho
à Cachoeira de Santo Antônio. Cependant, ce
fut la construction de cette voie ferrée qui fit venir des
milliers de colons vers ces contrées lointaines et inhospitalières.
Des
excursions sur la Madeira
Nombre
de visites de l'Etat de Rondônia se font depuis la
capitale par la Madeira.
Ce sont des excursions fluviales qui nous mènent aux principaux attraits touristiques. Par ailleurs, l'écotourisme est
de rigueur à Rondônia.
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LA
RUEE VERS L'OUEST: DERNIERE VERSION
Au
départ, des terres couvertes d'une forêt impénétrable
du début siècle, accessibles soit après plusieurs
journées de voyage en bateau soit par une piste dont les
conditions éatient si précaires que l'on pourrait
y rester enlisé deux ou trois jours, voire une semaine. De
ce temps-là, il en reste encore bien des traces, fort heureusement,
mais le Rondônia d'aujourd'hui est devenu la dernière
version de l'Eldorado brésilien.
La
construction du chemin-de-fer, d'abord, a ouvert la voie au
peuplement de l'ancien Territoire du Guaporé. Puis,
ce fut la nouvelle route fédérale BR-364, vitale
pour la région.
Carte
du Rondônia (RO)
De
nos jours, le nouveau Rondônia découvre sa vocation
touristique et de protection de l'environnement, après des
décennies d'économie prédatoire. Ses beaux
parcs nationaux en sont les témoins privilégiés.
Le
Chemin-de-fer Madeira-Mamoré et le caoutchouc
C'est
donc la construction de ce chemin-de-fer - en échange du
territoire bolivien qui correspond à l'actuel Etat d'Acre
- qui a lancé l'occupation de cette région par les
Brésiliens. Porto Velho, l'actuelle capitale, et Guajará-Mirim
étaient donc les deux principales localités de ce
territoire, à cette époque. Lors de la construction
du chemin-de-fer, ces deux villes n'étaient que les chantiers
des deux Gares!
Le
Fort du Príncipe da Beira
Plus
au sud de Porto Velho, le Fort du Prince de Beira,
bâti en 1776, était le poste avancé des Portugais
contre les invasions Espagnoles dans cette partie du territoire
brésilien. Ou bien, autrement dit, le poste avancé
des Portugais en territoire espagnol, car de par le premier traité
signé entre les deux pays (le Traité de Tordesillas),
ces terres revenaient à la couronne espagnole.
Pacaás
Novos
Pour
la visite des Pacaás Novos, l'idéal est de
se rendre d'abord à Ariquemes, la quatrième
ville de l'Etat, située à 200 km au sud-est de Porto
Velho, car Ariquemes a la meilleure structure d'accueil des
environs. La ville est dotée d'un aéroport et la gare
routière est bien desservie. Et, surtout, elle est mi-chemin
entre les Pacaás Novos et la Réserve Biologique
du Jaru, à l'est.
L'étape
finale
L'étape
suivante, ce sera de faire appel à organisateur de tours
dans le parc pour franchir la dernière centaine de kilomètres
pour le parc, ce que l'on peut trouver sans grande difficulté.
Le Parc est déjà équipé d'un bon hôtel
privé et vous n'aurez pas de mal à trouver un transporteur
pour vous y mener.
Départ
ou Arrivée?
La
ville de Guajará-Mirim, sur la rive droite de la rivière
Mamoré, est située à 325 km au sud-ouest
de Porto Velho. Cette ville d'un peu plus de 35.000 habitants
était prévue pour être le point de départ
(ou le terminus?) du fameux chemin-de-fer Guajará-Mirim-Porto
Velho, lequel a été à l'origine de l'occupation
de cette partie du territoire brésilien (voir ci-dessus,
à Porto Velho). Le fait est que Guajará-Mirim
est entrée dans l'histoire (et dans la légende) grâce
à son chemin-de-fer de courte durée.
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